
L’ami historien si jovial jean-Paul Desprat nous a joué un bien mauvais tour la nuit d’avant-hier.
Il m’avait inquiété il y a quelques jours en ne pouvant venir en « Moutardier » – c’était son titre – présider le dîner privé, mensuel et centenaire, réunissant plus d’une trentaine de journalistes, écrivains, éditeurs, politiques, avocats et médecins lettrés ou encore universitaires, qu’il animait avec brio et bienveillance.
Notre Auvergnat avait évoqué avant l’été l’idée de se trouver un successeur. Nous avions presque ri à cette idée !
J’avais aussi le bonheur de le retrouver au jury de quatre ( !) prix littéraires liés à l’Histoire pour lesquels nous siégeons en déjeunant.
Nous avions encore en commun d’être passés par Jacques Decour, la fac de droit (il avait perduré jusqu’à sa thèse en… histoire du droit), de nous signer souvent ensemble dans les salons du livre…
C’était un ami fidèle et un homme de grand cœur.
Nous sommes nombreux à l’avoir lourd ce matin.
Jean-Paul était bien moins mécréant que moi. Mais s’il y a une table là-haut, qu’il la tienne, et je serais capable de redevenir croyant…
Mes pensées très émues, surtout, à Arielle ainsi qu’Adéle et Paul.